as de tâche plus urgente que d’œuvrer à construire, à refonder une école au cœur de laquelle la transmission de la langue nationale, son bon usage partagé, doit occuper la place centrale.
Le DVD Comparons nos langues s’adresse aux enseignants, formateurs, éducateurs, étudiants qui travaillent avec des publics non francophones ayant des besoins en français.
La méthode employée est basée sur l’inter culturalité et la pédagogie interactive. Elle s’inscrit dans une perspective de comparaison des langues et des habitudes culturelles en matière de communication. Elle prend appui sur la ou les langue(s) maternelle(s), ce qui a pour effet de rendre l’enfant plus actif dans son apprentissage et d’aiguiser ses facultés d’observation, d’analyse, de mise en relation.
Ecrit par une enseignante du premier degré en charge de l’enseignement du français à des Elèves Nouvellement Arrivés en France et coordinatrice de l’équipe d’enseignants chargés de la scolarisation de ce public en Indre et Loire, cet ouvrage est constuit en trois parties.
Crise sociale dans les banlieues, panne du modèle de l’intégration à la française... les immigrés africains sont souvent mal compris. Ils comprennent aussi mal leur pays d’accueil. Au sein d’ « Afrique conseil », des psychologues africains, conscients de leur rôle d’interface, cherchent à favoriser un dialogue interculturel. A la clef : consultations auprès des familles africaines, formations à "l’africanité" pour travailleurs sociaux, professionnels de l’enseignement ou de la petite enfance.
Certains enseignants savent traiter de ces questions sans heurter les élèves. Pour ceux qui seraient moins à l’aise, le rôle de la communauté éducative est essentiel. Un travail collectif est toujours moins traumatisant. Autre possibilité : solliciter des intervenants extérieurs.
Progressivement, le film se cristallise autour d’une affaire qui oppose François Marin à sa classe. Le professeur paie chèrement une erreur d’appréciation commise pendant un conseil de classe. De malentendus en raidissements, il se met à dos des élèves que l’on aurait crus ralliés à la cause de l’école. Ce conflit culmine en un conseil de discipline déchirant, pendant lequel une mère qui ne parle pas le français, à qui l’on ne traduit rien, voit son fils traduit en justice. Le goût amer que laisse cet épisode achève la construction d’Entre les murs, qui, plutôt qu’un plaidoyer, offre un constat lucide sur une école menacée. Contrairement à leurs jeunes personnages, Cantet et Bégaudeau n’auraient pas pu mieux faire.
Présentée comme une mesure de justice sociale, la libéralisation de la carte scolaire renforce au contraire les inégalités. Et fait reculer une mixité déjà mise à mal. Inverser la tendance ? Possible, à condition de mettre en œuvre un vrai projet politique.
Il était temps de faire un premier bilan du mouvement " Ni putes, ni soumises " à travers les yeux de ses fondateurs et animateurs. Temps aussi de procéder à une mise au point et d’aborder des sujets plus sensibles tels que l’affaire des caricatures, le Proche Orient, la violence dans les banlieues ou l’antisémitisme en France. Un recadrage idéologique nécessaire et salutaire, résolument tourné vers l’avenir.
Décréter que les violences faites aux femmes immigrées
relèvent exclusivement du choc des cultures, c’est détruire
une vision humaniste et universaliste de la culture et de
la lutte contre les violences faites aux femmes issues de
l’immigration en France.
Face aux travailleurs immigrés et leurs enfants, aux réfugiés ou aux demandeurs d’asile, l’opinion publique a opposé et oppose encore des comportements de méfiance pilotés par des préjugés largement développés dans l’espace public. Rejeter devient alors une logique aveuglante, souvent au nom de la préservation d’une tradition ou d’une identité.
Depuis son arrivée Place Beauvau, "l’humanisme" a ainsi été récompensé par l’abrogation de la circulaire du 31 mai 2011 restreignant les conditions de séjour des étudiants étrangers. Même chose, le 7 juillet, avec la suppression de la rétention systématique pour les familles. A contrario, et afin de ne laisser douter personne de sa "fermeté" – notamment à droite, toujours prompte à dénoncer le "laxisme" de la gauche –, le ministre de l’intérieur a vite assumé le mot "expulsion", plutôt tabou, ces dernières années, au Parti socialiste.
Cette communication propose d’étudier l’impact des fonctionnements locaux des classes d’accueil
sur le devenir scolaire des élèves étrangers nouvellement arrivés en France.
Transformer un obstacle en enrichissement n’est pas facile. Pour le réussir la générosité ne suffit pas. Encore faut-il consentir à apprendre à contourner les obstacles et à saisir, pour un enrichissement personnel et collectif, les chances qu’offre la confrontation avec « l’autre ». Ce manuel a pour objectif non de présenter une vérité interculturelle toute faite, mais de faire réfléchir à partir de questions pratiques, d’affirmations courantes et de citations d’auteur.
Les professeurs, eux, avaient pourtant l’air de
nous considérer différemment. Je commençais
à comprendre que les « extérieurs » à la
cité avaient une image de mon quartier bien
moins bucolique que la mienne... Comme si
la banlieue était une « maladie sociale dont le
virus serait le béton ». C’est à la même période que j’ai
appris que mes copains, Bouziane,Adama et Ozgur étaient
considérés non pas comme des Français - ainsi que je
l’avais toujours cru - mais comme des jeunes d’origine
étrangère. C’était pour eux une sorte de double peine.
Enregistrement audio de la conférence de Nathalie Auger, journées de formation ACT-CASNAV. Au-delà du seul dispositif de scolarisation des enfants et jeunes,
tous les acteurs s’accordent à penser globalement la prise en
charge de ces publics fragiles et plus ou moins isolés à leur
arrivée en France.
Dans l’Indre et Loire, nous allons encore plus loin en matière d’intégration puisque les nouveaux arrivants sont inscrits d’emblée dans les classes « ordinaires » et bénéficient d’une aide spécifique en FLS assurée par des enseignants itinérants à raison de plusieurs séances hebdomadaires. Cette aide se construit dans le cadre du projet de l’école ou du projet de l’établissement où les élèves sont scolarisés. Accueillir les nouveaux arrivants non francophones est donc l’affaire de tous, même si les enseignants spécifiques sont à l’articulation, au nouage des interventions des uns et des autres.